LE MOUVEMENT Catherine Brison

Publié le par transversal

Mon travail est une étude sur le mouvement.

Choix de départ : le papier comme matériaux (sans colle, par emboîtements,…) et l’utilisation de moteur naturel uniquement.

Première étude : un « brain storming », repris ci-dessous :


Le mouvement: action par laquelle un corps passe d'un lieu à un autre, d'une place à une autre

                         Manière de mouvoir son corps. Activité, agitation. Variation, changement.

Idées de mouvement: plusieurs séquences, progression, étapes, entrainement, conséquence, construction, dégradation, destruction, évolution.


Mouvement avec déplacement*                                      Moteurs(naturel)                          Mouvement sans déplacement

*Déplacement dirigé: axe, fil, chemin                     Force d'attraction: descente ou            Se recroqueviller, s'étendre   

*Déplacement non dirigé: libre, aléatoire,               montée (à l'aide d'un balancier)            Se ramollir, se durcir

variable. Rotation (tourner, rouler)                         Vent (léger, fort)                                   Se consumer

Translation horizontale(avancer,reculer,glisser)   Souffle à la bouche, éventail,...             Exploser

Translation verticale (tomber,monter,s'envoler)    Déplacement d'air (personne)                Se chiffonner, se lisser

Rotation+translation(hélice conique/cylindrique)   Eau (tombante ou pas)                           Vieillir, rajeunir

Impression, illusion (sans mouvement effectif)     Chaleur (montante ou pas)                     S'écraser

Vibration                                                                 Percussion (frapper, pousser)              Se déchirer

Frottement                                                               Réaction chimique                                  Se torsionner, se déployer

Ondes (ondulation)                                                 Force d'un point qui tourne                     Se mouiller, se sécher

Couler

                       Propriétés du papier / de l'objet                                                        Formes de l'objet

                       Lourdeur: descente                                                                           Volume (bloc compact,...)

     Poids        Légèreté: montée, tournoiement                                                        Surface (ampleur), prise au vent

                      Lisse: glisse                                                                                        déployée, fermée

                      Rugueux: accroche, ralentir                                                                Linéaire (tige) droit, courbe

                      Papier glacé                                                                                         Ouvertes, fermées

                      Papier buvard: coule                                                                            Enveloppe, sac (mongolfière)

                      Forme ou papier plein / ajouré

                      Lisse

                      Plissé, accidenté

Le papier: feuille mince servant à écrire, à imprimer, etc. qui est faite avec des chiffons ou diverses substances végétales transformées en pâte.

Sortes de papier: papiers tissus (mouchoirs), (carton), papier pelure, papier calque, papier recyclé, papier dessin, papier crepon, papier à lettre, papier émeri, papier peint, papier journal, papier carbone, papier à cigarette, papier de verre, papier à musique, papier japon, papier de soie, papier plissé, pâte à papier, papier composé.



J’ai commencé par faire des tests (déchiré, frotté, plié,…) sur différents papiers (carton, calque, …) afin de mieux me rendre compte des possibilités du papier dans le domaine à explorer.

Les bruits, que font certains papiers, sont très riches.

C’est le mouvement lui même que j’ai le plus étudié par le suite.

Un problème essentiel s’est posé :

Comment provoquer un mouvement sans apport d’un moteur électrique ?

Plusieurs étapes et expériences se sont alors succédées :

 
 


 

 


1. Au départ, le frottement m’a beaucoup intéressée. Problème : pour avoir du mouvement, il faut éviter les frottements. Je me suis alors vite trouvée dans une impasse ! Cette essai m’a, malgré tout, appris que le brui provoqué par le frottement est souvent très intéressant (c’est un élément que je vais retenir tout au long de ma recherche)




2. Le mobile : J’ai pendu des bouts de carton à une ficelle en espérant qu’ils bougent avec l’air et le passage des gens. Le tout bougeait, mais pas très fort... J’ai alors pendu des papiers d’orange (+ léger) : Ils bougent s’il y a du vent, mais pas beaucoup à l’intérieur…


                                                                  

3. Etude des balanciers : j’ai pendu ces papiers d’orange au bout de fils, accrochés au deux bouts d’une tige. Ca tourne et ça balance, mais ce n’est toujours pas très probant…










4. Idée du ressort : Sur base du souvenir d’un jeu d’enfant (pic vert sur ressort qui descend sur une tige), j’ai essayé d’utiliser un ressort lesté à son bout. Celui-ci est passé dans une tige et fait un mouvement de va et vient tout en descendant le long de la tige. C’est très intéressant, mais il n’y a rien de neuf ! Cette piste me semble déjà au bout de ses possibilités…








5. Idée du pendule : Cette idée est également fort intéressante, mais, le pendule finit par s’arrêter relativement vite. Il finit par s’immobiliser complètement.       











6. Combinaison du pendule et du balancier : Deux carrés de carton fixés au bout d’une tige en métal. Cette tige est fixée en son milieu sur le fil du pendule. Cette installation, une fois lancée, donne un mouvement très esthétique de balancement des carrés.   















 


Pour améliorer le système, j’ai fixé un fil à chaque carré Ces fils sont fixés à un cylindre creux qui passe autour du fil du pendule. Quand le système est en activité, le cylindre monte et descend. L’idées est très séduisante, je la garde en mémoire !…

















7. Force d’attraction et balance : J’ai pendu, à cheval sur un câble,  un sac percé, plein de sel en poudre, d’un côté et un pot rempli de billes de l’autre côté. (le pot de bille est plus léger que le sac de sel, il est donc plus haut)     Le sel s’écoule et laisse la trace de ses oscillements sur le sol (c’est un moment assez fascinant). Tout à coup, les poids s’inversent et le pot de bille redescend en une fraction de seconde. L’action reposante du sel qui coule et qui retient toute l’attention du spectateur est interrompue subitement par le pot qui tombe. Une évidence (balancement des poids) qui laisse, malgré tout, le spectateur dans la réflexion : que s’est-il passé ? 












Pour provoquer plus de bruits, j’ai fixé des boules sur le fil du pot de bille. Ces boules passent au travers du récipient de sel, qui remplace le sac de sel. Lors de l’inversion des poids, le passage des boules au travers du récipient de sel provoque des bruits assez nets (le rythme est en rapport avec l’écartement des boules sur le fil).









8. Force d’attraction et chemin : Essai d’une roue qui roule le long d’un chemin en pente. Ce chemin est percé sur son sol et décrit une cycloïde sur ses deux côtés. La roue est un cylindre texturé de manière à être le négatif des percées du chemin. Deux papiers de bonbon est fixés sur les côtés du cylindre. En tournant, le cylindre épouse les trous du sol et le papier de bonbon suit la découpe de la cycloïde. Cette expérience ne marche pas très bien. La réalisation de l’expérience n’est pas assez précise au niveau de sa réalisation. L’idée est à retenir.


  1. Force d’attraction, chemin et va et vient : Un cylindre, transpercé par une languette en plexi (terminée par des petites surfaces circulaires), va rouler le long d’un chemin droit, placé en biais. En tournant, la languette de plexi glisse à travers le cylindre et les petites surfaces circulaires viennent frapper tour à tour l’extérieur du cylindre.













10. Les poids : Deux poids, de finitions différentes, sont pendus. Une languette de papier fin (chiffonnée d’un côté et lisse de l’autre) est fixée entre les deux. Quand on provoque le déplacement des poids, la languette bouge, racle le sol et claque quand les deux poids s’écartent trop l’un de l’autre. Une sorte de dialogue s’engage entre les deux poids.C’est le côté poétique qui ressort de plus de cette expérience








11. La suggestion du mouvement : Pourquoi provoquer un vrai mouvement ? Je remarque qu’il est également intéressant de suggérer un mouvement passé ou à venir. L’imagination de plusieurs machines sensées fonctionner est très amusante


  1. 12. Le mouvement sans déplacement : Suit alors une série d’installations construites à l’aide d’un papier fin en rouleau. Le relâchement ou les tensions du papier évoque le mouvement. Bien que l’idée soit très poétique, je trouve que l’idée n’a pas beaucoup d’avenir. Les réalisations se ressemblent toujours plus ou moins.





Suite à toutes ces expériences, il faut choisir une voie…

Plusieurs élèves de l’atelier se sont rassemblés autour des travaux. La majorité des élèves ont préféré l’idée n°9. 

A ma grande déception, l’idée n°11 n’a pas eu beaucoup de succès. Avec du recul, je trouve pourtant que c’est l’idée qui a le plus de chance d’évoluer. C’est celle qui va être la plus intéressante à mettre au point.  C’est donc cette idée que j’ai choisie pour développer un système.


Il faut commencer par modifier le principe du chemin.

La roue sort trop souvent de celui-ci.

Ce principe réduit considérablement les évolutions possibles du système.

 

 

 

Pourquoi ne pas mettre plusieurs languettes en plexi qui traversent le cylindre à plusieurs endroits ? Ces languettes se rencontreront (ou pas) au centre du cylindre.

 

 

 

J’ai tendu deux câbles dans l’atelier, je vais faire rouler le cylindre dessus. Cela me permet de mettre mes différentes languettes de plexi tout autour du cylindre.

Pour que le système ne tombe pas, il faut y mettre des joues de part et d’autre.

 


Je n’ai toujours pas de moteur…

Me vient alors l’idée du Yo-Yo. J’enroule donc une ficelle autour du cylindre et tire dessus assez sèchement. Celui-ci tourne, mais la ficelle s’emmêle, le système va trop vite !

J’ai alors l’idée de deux ficelles coincées sur les côtés, enroulées en sens inverse l’une de l’autre autour du cylindre. On peut alors tirer légèrement sur l’une ou l’autre pour aller d’un côté ou de l’autre à son gré.

 

 

Pourquoi ne pas rajouter des anneaux de différentes tailles au bout des languettes ?

Cela accentue encore l’effet de mouvement…

 

 

Pour l’instant (mois de mars) :

Je travaille sur les anneaux pour leur trouver une dimension idéale et étudier un éventuel graphisme au niveau des matières (mat, brillant, …)

Je travaille également sur l’intérieur du cylindre. Les croisements entre les languettes pourraient former un jeu de couleurs transparentes superposées, comme une sorte de kaléidoscope.

 

Création transdisciplinaire - Ecole des arts de Braine-l'Alleud - François Huon -Création transdisciplinaire 



 

 

 

 

 

 

J’ai acheté deux pendules au marché aux puces :

Un pendule en plomb et un en métal lisse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






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